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Ce week-end, j’ai vu plusieurs pubs TV (oui, je la regarde encore) avec une (toute) petite mention : « Décor g

10 septembre 2026

Ce week-end, j’ai vu plusieurs pubs TV (oui, je la regarde encore) avec une (toute) petite mention : « Décor généré par IA ».
Et j’ai trouvé ça un peu bizarre parce que, franchement, la publicité fabrique du faux depuis toujours.

Souvenez-vous (si vous étiez déjà né), dans les années 90, Pampers faisait parler un bébé installé sur un canapé. Evian, de son côté, nous montrait des bébés surdoués réalisant un show de natation synchronisée digne d’Esther Williams ; référence de Gen X, je vous l’accorde.

Et à l’époque, on n’avait pas besoin d’ajouter : « Attention, cette scène n’a pas vraiment eu lieu. »

On mettra à part ce cher Tom Cruise, qui trouve que les effets spéciaux c'est trop facile, et qu’il vaut mieux risquer sa vie pour de vrai.

Mais depuis le 2 août dernier, le sujet a pris une nouvelle dimension.
Les obligations de transparence prévues par l’article 50 de l’AI Act européen sont désormais applicables, notamment pour certains contenus générés ou manipulés par intelligence artificielle.

L’ARPP vient d’ailleurs de publier une fiche pratique destinée aux professionnels de la publicité : https://lnkd.in/eua5vhh2

L’ARPP distingue surtout le niveau d’intervention de l’IA, le réalisme du contenu et le risque de tromper le public. Autrement dit, une simple retouche et un faux contenu réaliste ne se traitent pas de la même façon.

Et c’est là que je trouve l’évolution intéressante.

Parce que, pour moi, le problème n’est finalement pas que l’IA permette de fabriquer du faux. Ce qui change, c’est notre capacité à savoir où finit la prise de vue et où commence la fabrication.

Un décor construit en studio, c’est OK.
Un décor créé en 3D, ça passe encore.
Mais le même décor généré par IA, on s’interroge soudain sur la nécessité de le signaler.

Alors c'est quoi le souci ?
Est-ce parce que l’IA trompe mieux ?
Parce que son réalisme rend la frontière beaucoup plus difficile à percevoir ?
Ou tout simplement parce qu’elle nous oblige à nous poser une question que nous ne nous posions pas vraiment jusque-là : à partir de quand une illusion devient-elle une tromperie ?

D’autant que même le Conseil de l’Éthique Publicitaire considère qu’une mention « réalisé avec IA » ne doit pas être systématique.

Perso, je trouve assez dingue qu’après des décennies passées à perfectionner l’art de l’illusion publicitaire, nous commencions seulement à nous demander s’il faut prévenir le spectateur qu’il regarde… une illusion.

#IntelligenceArtificielle #Publicité #Marketing #Communication #AIAct #CréationDeContenu #Éthique #BrandContent
——
🦩L’IA m’aide à vérifier, corriger et illustrer.
Pour avoir des idées, en revanche, je continue à me débrouiller toute seule 😉.

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